LE MARIAGE SE PREPARE (FIN)

Le mariage se prépare (fin)

Chères ladies !!!!!

Nous sommes à la fin de notre série sur la préparation au mariage. Il s’agit d’un sujet assez vaste et nous n’en avons aborder qu’un bref aspect. Et pour étayer nos affirmations, nous avons rencontré pour vous un couple qui célèbre cette année ses 52 ans de mariage. N’est ce pas merveilleux 😍 ?
Nous vous laissons en compagnie du couple Théodora (née HOUEMAVO) et Théophile KOMACLO interviewé par notre présidente.

MIDARECK : bonjour pépé ! bonjour mémé !

PEPE : bonjour ma fille ! Comment vas tu ?

MIDARECK : je me porte à merveille. C’est un réel plaisir et un honneur de venir partager votre joie avec vous.

MIDARECK : mémé ! Dites nous ! comment avez-vous su que c’est le bon. A un moment donné n’avez-vous pas comparé car tant qu’il y avait plusieurs prétendants, c’est qu’on a dû comparer et on s’est dit que l’un est mieux que l’autre ?

MEME : on ne se pose pas ce type de question.

MIDARECK : on se jette donc à l’eau pour voir si ça va marcher ? Il doit y avoir un secret pour faire le bon choix. Peut-être aviez-vous prié ?

MEME : quand on est jeune, on prie pour avoir un bon mari. Nous avions milité dans des mouvements de jeunesse. Moi j’avais fait la JEC, je sortais avec des tas de copains. Tout marchait bien entre nous, on s’entendait bien mais pas pour se marier et lui aussi a milité dans d’autres mouvements de jeunes.

PEPE : mais j’avais jamais eu l’occasion de te rencontrer

MEME : non. A la JEC, nous étions plusieurs jeunes filles, les garçons nous draguaient mais cela ne veut pas dire qu’on acceptait tout le monde. Nous étions ensemble parce que nous avions le même idéal.

MIDARECK : Pourquoi avoir choisi papa ?

MEME : je ne l’ai pas choisi. Je dois dire que c’est plutôt lui qui m’a choisi.

MIDARECK : et pourquoi aviez-vous accepté ? Vous pouviez refuser !

PEPE : bonne question !

MEME : Dans la vie courante, on avait plusieurs camarades et il y avait toujours un avec qui on s’entend le plus et qui s’impose par la suite.

TOUS : rire…

MIDARECK : aujourd’hui les jeunes se demandent comment faire ? Quand on voit des mariages qui durent, certaines femmes disent que c’est le fruit de leur patience. Elles disent que ce n’est pas facile mais que la femme doit s’armer de patience.

MEME : oui !!! oui !!! Il faut de la patience

MIDARECK : mais quand on vous voit ensemble aujourd’hui, on se rend compte que vous avez su choisir parce qu’il y a tellement de divorces en ce moment que nous voudrions savoir comment vous aviez fait en votre temps. Comment se fait-il que vous soyez si complices jusqu’à votre vieillesse comme le disait tonton Bakary ? Il est rare de nos jours de trouver des couples qui résistent à la tentation et qui restent ensemble jusque dans leur vieux jours. Quel est donc votre secret ?

MEME : nous avions des amis beaucoup plus âgés que nous et à force de les fréquenter, ils nous servaient d’exemple.

MIDARECK : il s’agit alors de fréquenter des aînés qui ont réussi dans le mariage ou qui ont la même vision que nous.

MEME : oui des aînés qui sont corrects dans la vie.

MIDARECK : Alors venons à vous pépé.

PEPE : dans les programmes de mariage, il y a des jeux de poker. Ce n’est que bien après qu’on fournit des efforts pour s’accepter, se modeler et se tolérer. Sur le coup, la personne vous plaît et vous vous dites que vous pouvez construire quelque chose avec elle.
Mon épouse, je l’ai rencontré parce qu’elle était copine à une connaissance nommée Geneviève. Dans le temps, elles habitaient le foyer des jeunes filles à Paris et moi je résidais avec un ami nommé Balley à la cité universitaire.

MIDARECK : Mémé a dit que le choix venait de toi. Comment cela s’est-il passé ?

PEPE : un jour j’étais avec mon ami Balley qui était sous la douche et m’avait informé qu’il attendait des visiteurs et que je les accueille à leur arrivée. J’avais accepté et quand ils étaient arrivés j’avais été les faire monter. Quand j’avais vu les deux amies, mon regard s’était posé sur mon épouse et je m’étais dit : « bon d’accord, toi tu vas avoir chaud ».

TOUS : éclats de rire

MEME : nous avions célébré notre mariage civil de 15 juin 1967 au 5ème arrondissement de Paris et le 11 novembre 1967 ce fut le mariage religieux au 14ème arrondissement de Paris. Là où il y avait la chapelle des étudiants africains en France. Nous étions encore étudiants dans le temps.

PEPE : entre temps, toujours chez Balley, un ami, Sévérin nous avait rejoint et nous avions passé des vacances ensemble. Nous devions aller à un bal et avions demandé à Geneviève d’amener Théodora. Et c’était au cours de ce bal que la flamme a commencé à s’allumer tout doucement. On se regardait et tout a ainsi commencé. Je n saurais l’expliquer !!!!!

MEME : quand  pour la première fois, Geneviève m’avait présenté, elle avait dit Théodora et Balley a renchéri en disant Théophile en montrant du doigt mon mari et bien avant notre mariage, les amis nous avaient déjà marié avant notre union.

PEPE : à la fin de mes études, j’avais commencé à travailler en France et après quelques temps, je m’étais rendu compte que je n’avais aucun avenir là-bas. Les français voulaient m’envoyer dans un pays africain mais c’était impossible. En ce moment, Air Afrique avait lancé un recrutement. Ils m’ont fait appel parce que j’avais fait une école de business et j’avais commencé à travailler avec eux après les interviews.
Tout cela se passait en juin. Mais comme il y avait plusieurs prétendants, des charognards autour de Théodora je me disais qu’il fallait que je l’épouse avant de partir ainsi elle saura qu’elle a déjà un autre engagement.

MEME : bien sûr ! et tu avais écrit à mon père pour lui demander ma main. Malheureusement, entre temps, il était décédé et avait tout de même donné son accord avant.

PEPE : alors, nous nous étions mariés le 15 juin et moi j’étais parti pour Abidjan. Mais comme nous avions déjà projeté le mariage religieux pour novembre, j’étais revenu pour célébrer cela le 24 novembre.
En matière de critère, ce n’est pas évident que la personne ait toutes les qualités que tu désires. Alors, on voit à peu près et  on se dit que s’il plaît à Dieu ça pouvait marcher et c’est bien après qu’on apprenait à se connaître et à se faire connaître dans certains ménages, toute personne par intérêt peut s’accrocher à l’autre et c’est bien après ils se découvrent incompatibles et ça pose problème. Mais si vous êtes parti de rien sans arrière-pensée d’intérêt, le couple se solidifie quand on apprend à se connaître, à connaître son caractère.

MEME : notre mariage n’était pas intéressé puisque nous n’avions que nos bourses. Et moi j’avais eu la mienne la dernière année. Nous étions encore étudiants. Il n’avait rien et moi non plus.

PEPE : comment ça je n’avais rien ?

MEME : (tout en rien) qu’est ce que tu avais ? Etudiant !

PEPE : et c’est elle-même qui avait payé sa dot

MEME : il avait payé mon billet pour aller au Bénin et moi avec mon argent, j’avais acheté tout ce qu’il fallait pour la dot car j’étais l’aînée de plusieurs filles.

PEPE : les hommes sont naturellement bons, tolérants, généreux et avaient une grandeur d’âme et ne s’occupaient pas des petits détails

TOUS : rire….

MEME : il me faisait des misères et je pleurais. Un jour j’avais décidé que je ne vais plus pleurer

PEPE : j’étais un peu taquin effectivement et je lui disais tu pleures pour si peu et j’ajoutais des grains de sel dessus. Elle pleurait davantage.

MEME : je devais avoir moins de trente ans quand je me suis mariée j’avais 24 ans mais depuis que j’avais décidé de ne plus pleurer, il dit disait des choses et moi aussi je cherchais des solutions pour lui répondre du tac au tac.

PEPE : Dieu nous a aidé dans tout ça. Au départ, on ne sait vraiment pas pourquoi. Je ne peux pas dire que j’avais posé des critères que j’avais analysés. Quelque part il y avait le coup de foudre. Il y avait peut-être l’entourage qui nous avait aidé aussi. Balley était très proche de moi et lui aussi était proche du couple Sévérin/Geneviève. Avec le temps nous étions devenus ami aussi avec Geneviève.

MIDARECK : le couple Sévérin/Geneviève est-il toujours ensemble ?

PEPE : non Geneviève est morte depuis longtemps. Sévérin est revenu au pays et le couple Janvier et son épouse était notre témoin de mariage. Son épouse était une fille de mon village. Janvier est de Dassa et moi de Dogbo. Théodora est d’Allada.

MEME : dans un couple, si tu ne penses qu’à toi seul, il y a des choses que tu ne peux accepter. Tu penseras que c’est inadmissible.

MIDARECK : ou alors tu te dis pourquoi il va me faire ça. Je vais lui rendre le coup.
MEME : je vais lui rendre la monnaie, je vais me venger. Quand on commence à parler comme ça, c’est que c’est la fin.

MIDARECK : donc au lieu de se concentrer sur soi-même, il faut se concentrer sur l’autre.

MEME : non mais il faut faire attention à l’autre

MIDARECK : ok.

PEPE : c’est un combat permanent contre soi-même. C’est une tendance à l’égoïsme parce que si tu ne fais pas cette lutte là, tu ne verras que toi et tu ne considèreras pas l’autre. C’est un effort de tous les jours à faire.

MEME : il y a des moments de fiction aussi à plus forte raison l’autre qui vient d’un univers différent.

PEPE : elle vient de sa brousse d’Allada…

MEME (l’interrompant) : de ta brousse de Dogbo oui

PEPE : il faut de la tolérance pour pouvoir accepter certains comportements.

MEME : donc il faut faire attention à l’autre.

MIDARECK : votre mot à l’endroit de la jeunesse d’aujourd’hui

MEME : qu’elle apprenne des aînés. Parce que nous nous avons toujours vécu avec des gens plus âgés que nous et nous avons appris d’eux.

PEPE : aux jeunes hommes d’aujourd’hui je dirai de ne pas être superficiel. C’est pour ça que l’éducation religieuse est importante.

MEME : mon mot de fin est que l’amour triomphe sur l’égoïsme. Que le bon Dieu continue de les assister pour qu’ils restent ensemble jusqu’à la fin. C’est l’entente que l’on veut dans un ménage car la vie n’est pas facile. Maintenant que les enfants sont partis, nous gardons encore des jeunes frères et sœurs avec nous.

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